Rammstein Haus - Fansite Rammstein
 

Interview de Till Lindemann et Christoph Schneider

Interview de Till Lindemann et de Christoph Schneider, réalisée par Sebastien Baert pour Hard N Heavy Octobre 2005

LA ROSE AU FUSIL

Leur tournée mondiale à peine terminée, les Allemands de Rammstein nous livrent déjà leur nouvelle cargaison, Rosenrot (« Rose rouge »),composée de titres non utilisés sur Reise Reise ainsi que de nouvelles chansons. Connaissant leur amour (amour) pour la France, c’est sans surprise que nous retrouvons Till et sa bande à Paris, sur les bords de la seine, où ils ont établi leur Kommandantur.

Le lundi 5 septembre 2005 restera dans nos mémoires ! C’est en effet ce jour que les Allemands
de Rammstein ont choisi de débarquer à Paris,à bord de leur bateau de guerre. Pendant trois journées, le groupe a convié la presse européenne dans notre capitale, afin de nous faire écouter neuf des onze titres de Rosenrot, leur nouvelle galette prévue pour le 24 octobre prochain.
Tout a débuté à 9h 30, lorsqu’un bus à impériale londonien aux couleurs de Rammstein nous a ouvert ses portes : « Merci de signer cette décharge en double exemplaire, elle garantit que vous n’allez pas mettre les bandes de l’interview sur Internet et que vous n’allez pas graver de CDs et les vendre ». Le ton est donné. Il est à la paranoïa. D’autant que les lecteurs de CDs portables qui nous sont confiés sont scellés. Peu importe, dès les premières notes de « Benzin », le bus emmène ses journalistes - tous un casque sur les oreilles – d’un monument à l’autre (omettant tragiquement la tour Eiffel !), afin de montrer aux Européens les charmes de notre capitale. Quel plaisir d’écouter « Zerstören » (« détruire ») à fond en remontant les Champs-Elysées !
Après plus d’une heure et demi de tourisme,il est temps de mettre pied à terre, au QG de campagne des Rammstein, le Batofar, un bateau café-concert amarré au pied des grands escaliers de la TGB, la bibliothèque François Mitterrand. C’est dans ses cales que nous écoutons à nouveau les neuf titres, sur une grosse sono, cette fois. Une heure plus tard, nous nous retrouvons face à Till Lindemann et son interprète, puis devant Christoph Schneider, également accompagné d’une traductrice. Malgré un timing assez serré, géré à l’allemande, nous avons réussi à tirer les vers du nez des deux musiciens.

TILL LINDEMANN

H n H : Pourquoi avoir choisi la France comme lieu de rendez-vous pour les journalistes européens ?
Till : Nous en avions assez de faire le tour du monde ! Nous sortions d'une tournée et nous n'avions pas envie d'aller à la rencontre des journalistes à Londres, à Amsterdam ou à Madrid. Paris est situé au coeur de l'Europe et qui n'aimerait pas passer un peu de temps dans cette si jolie ville ?

H n H : Considères-tu Rosenrot comme la suite de Reise Reise, ou est-ce un album tout à fait indépendant ?
Till : C'est une question assez difficile. Je dirais plutôt qu'il est question de cycles. Je vois Rosenrot comme le frère de Reise Reise, ou comme une autre branche du même arbre. Mais ces deux disques sont totalement indépendants. Ils existent chacun par eux-mêmes. Le laps de temps qui s'est écoulé entre Reise Reise et Rosenrot est très court. Nous avons pioché pas mal de morceaux, d'idées, de rythmes ou de sons sur Reise Reise pour faire le dernier. Les deux albums sortent du même moule. Ils partagent tous deux les mêmes sentiments"

H n H : Les textes de chansons comme « Mein Teil » ou « Amerika » étaient assez directs. Cette fois, on a l’impression qu’ils sont plus poétiques et moins provocants …
Till : C’est vrai que la poésie est plus latente sur Rosenrot que sur nos précédents albums,mais nous développons toujours des thèmes très variés. Par exemple, sur "Mann Gegen Mann", nous traitons de l'homosexualité et sur "Zerstören" de la pulsion infantile de destruction.

H n H : Comment en vient-on à écrire des textes aussi intimes sur les tourments intérieurs d'une personne qui découvre son homosexualité ?
Till : C'est venu après une sortie avec des amis homosexuels. Nous étions dans Berlin et je leur ai fait visiter mon quartier. C'est un endroit où les homos aiment se rencontrer : ils y ont des bars, des clubs etc... Dans un de ces bars, j'ai été étonné de voir à quel point leur façon de communiquer est simple. Ils se rencontrent surtout par le regard. Or, entre hommes et femmes, c'est tout un rituel de drague et de séduction. Cette différence m'a inspirée le texte de "Mann Gegen Mann".Le vers "le destin m'a fait un cadeau" explique cette simplicité, cette façon sans souci de se rencontrer. Je parle aussi du fait de ne pas pouvoir avoir d'enfants quand on est gay. C'est très chouette d'en avoir, mais c'est aussi une source de problèmes que les homos ne connaissent pas. Ils ont une vie plus simple qu'il n'y paraît.

H n H : Est-ce que l’idée d’enregistrer « Te Quiero Puta » vous est venue lorsque vous enregistriez Reise Reise en Espagne ?
Till : J'aime beaucoup la langue espagnole, et je la trouve assez proche de l'allemand, notamment en ce qui concerne la façon commune dont que nous avons de rouler les "r". Nous avons également une manière de scander notre langue assez similaire. Pour avoir un refrain fort, il faut des paroles fortes. "Te Quiero Puta" était dans nos tiroirs depuis belle lurette, mais nous n'avions pas de refrain. Lorsque j'ai trouvé cette phrase, "Te Quiero Puta", je l'ai proposée aux autres membres du groupe, comme je le fais habituellement avec les textes de Rammstein, et ça a plu à tout le monde. Ensuite, il m'a été très facile d'écrire les paroles ! Reise Reise a été numéro 1 des charts au Mexique, et ça nous a donné envie de faire un hommage à ce pays. C’est grâce à ça qu’est née « Te Quiero Puta ». C’est un peu le même cheminement qu’avec « Moskau » qui se trouve sur Reise Reise.

H n H : Est-ce que tu préfères le Rammstein plein d'humour de "Te Quiero Puta" et "Benzin" ou celui, plus nostalgique et poétique de "Wo Bist Du" et "Ein Lied" ?
Till : Ça dépend ... Je distingue vraiment les concerts des enregistrements. En live, je préfère les morceaux rapides, qui s'adressent plus directement au public. J'aime voir les gens réagir en face de moi, j'ai besoin de ce feed-back pour me surpasser. Je préfère voir les fans sauter partout plutôt que d'allumer leurs briquets ! Toutefois, lorsque nous enregistrons un disque, je préfère les titres plus calmes, qui permettent plus de réflexion, avec des textes plus romantiques.

H n H : Vous êtes sur le point de sortir un DVD qui a été tourné aux Arènes de Nîmes. Qu’as-tu pensé de ce concert et de ta propre prestation ?
Till (rires) : Tous nos shows se déroulent sensiblement de la même façon. Les seuls aléas dont dus à notre humeur du moment : soi nous sommes malades ou pas, si nous nous sentons bien,si nous avons bu un peu plus de porto que d’habitude… dans ce dernier cas, on se pardonne plus facilement si on a foiré quelque chose ! Ce qui a été inoubliable pour moi, à Nîmes, c’est l’ambiance, le lieu et le son. Toutes les conditions étaient réunies pour donner un excellent concert. Bien sûr, celui de Bercy l’hiver dernier a représenté un moment unique. Le public français est vraiment extraordinaire. Il s’est avéré être aussi impulsif que les Espagnols ou les Mexicains. Je suis très impressionné par son tempérament.

H n H : A Bercy, en février dernier, qu’as-tu pensé de votre interprétation de « Mein Herz Brennt » et « Ohne dich » en collaboration avec les violoncellistes d’Apocalyptica ?
Till : J’ai adoré le résultat de cette expérience ! Au début, j’ai pensé que ça pouvait être dangereux de jammer avec Apocalyptica, car une musique uniquement instrumentale, sans chant, ça peut rapidement devenir fatigant ou ennuyeux. Lorsqu’on écoute un disque de ce groupe, après quatre ou cinq morceaux, je trouve que ça fatigue l’oreille. Pour en revenir à ta question, je ne regrette vraiment pas d’avoir tenté l’expérience, ce fut inoubliable.

H n H: Etant donné que vous jouez chaque fois beaucoup de nouveaux titres, il reste de moins en moins de place pour les "classiques".As-tu l'impression de les avoir trop joués?
Till : Chaque être humain évolue. C'est comme les vêtements : on ne peut pas porter toujours les mêmes habits. Nous ne souhaitons pas stagner, marquer un arrêt à notre évolution. Parfois, nous ajoutons des titres plus anciens à la fin de notre set, pendant les rappels. Nous ne pouvons pas faire comme les Red Hot Chili Peppers et jouer les mêmes morceaux depuis vingt ans. Nous choisissons les meilleurs titres de chacun de nos albums, et nous donnons également la préférence à ceux qui sont accompagnés d'effets scéniques, d'une mise en scène. Cela fait une dizaine d'années que nous donnons des concerts, et nous tâchons d'offrir un nouveau spectacle lors de chaque tournée.

H n H : Avez-vous déjà pensé à de nouveaux effets pyrotechniques
pour la prochaine tournée ?
Till : La tournée concernant Reise Reise vient tout juste de se terminer pour nous, même si certains peuvent avoir l'impression que ça fait une éternité que nous n'avons pas joué dans leur pays. Nous vivons actuellement l'écho de cette tournée. La prochaine ne débutera certainement pas avant la mi-2006, voire 2007. Ce n'est donc pas une priorité pour nous aujourd'hui. Nous réfléchirons à ces considérations scéniques une fois que nous aurons déterminé la liste des morceaux que nous souhaitons jouer.


CHRISTOPH SCHNEIDER

H n H : Peux-tu nous conter la genèse de Rosenrot ?
Christoph : Certains titres sont issus des sessions de composition de Reise Reise, auxquels nous avons adjoint cinq morceaux totalement nouveaux. Rosenrot est la deuxième partie de Reise Reise. C’est aussi pour cette raison que nous n’en faisons pas une grande promotion.

H n H : L’an dernier, il était question que Rosenrot, alors encore envisagé comme Reise Weiter, contienne des reprises. Pourquoi cette idée a-t-elle été abandonnée ?
Christoph : Nous avons fait quelques essais. Tout d’abord, nous avons eu du mal à nous mettre d’accord sur le choix des titres à reprendre. Nous nous sommes ensuite rendu compte que ce que nous jouions n’était pas très bon. Nous avons alors décidé de lâcher l’affaire et de nous mettre à l’écriture de nouveaux morceaux, d’autant que nous avions tous des idées intéressantes à proposer.

H n H : Vous a-t-il été facile de composer en harmonie avec les chansons plus anciennes, conçues à l’époque de Reise Reise ?
Christoph : Tout à fait. Nous ne nous sommes pas posé énormément de questions, les morceaux sont venus d’eux-mêmes, et il s’est trouvé qu’ils étaient tout à fait dans l’esprit de ce que nous cherchions à obtenir.

H n H : Avez-vous de nouveau travaillé avec un orchestre et des chœurs ?
Christoph : Non, pas cette fois. Nous n’en n’avions pas l’utilité, et même dans le cas contraire, il nous aurait été très difficile de le mettre en œuvre puisque nous étions limités en temps. La seule collaboration extérieure est due aux Mariachis qui jouent de la trompette sur « Te Quiero Puta ». Mais je ne pense pas qu’on puisse les assimiler à un orchestre (rires)

H n H : Vous avez une nouvelle fois travaillé avec Stefan Glaumann et Jacob Hellner. Est-ce que ces deux personnes incarnent le son Rammstein ?
Christoph : Tout à fait. Nous ne sommes pas comme ces groupes américains qui changent de producteur chaque fois qu’ils enregistrent un nouveau disque. Nous avons tissé des liens très forts avec Stephan et Jacob, et ils font partie de la famille Rammstein. Notre succès est en partie dû à leur travail, nous n’avons donc aucune raison de travailler avec d’autres personnes. En outre, il est plus simple et plus rapide de bosser avec des gens que nous connaissons. Par le passé, nous devions nous réunir pendant des semaines en studio afin de discuter de ce que nous voulions d’un point de vue sonore. Désormais, tout le monde est sur la même longueur d’ondes et a compris ce qu’était le son Rammstein. Et personne au sein du groupe ne souhaite reprendre toutes ces discussions avec un éventuel nouveau producteur ! Aujourd’hui, il nous suffit de leur faire écouter un mp3 de nos maquettes, et ils savent où nous désirons aller. Nous travaillons très simplement de cette façon, et nous n’avons aucun intérêt à nous compliquer la vie.

H n H : Avez-vous enregistré des titres supplémentaires pour d’éventuels singles ?
Christoph : Non. Nous continuerons à proposer des remixes enregistrés par des personnes que nous apprécions. Nous stockons tous pas mal d’idées chez nous, à Berlin, sur nos disques durs, mais nous n’avions pas le temps d’enregistrer quoi que ce soit d’autre que les onze titres qui figureront sur Rosenrot ?

H n H : Vous venez de gagner un award pour le « groupe allemand qui s’est le mieux exporté » cette année .Ce genre de récompense signifie-t-elle quelque chose pour vous ?
Christoph : Nous n’étions pas au courant de cette remise de prix. C’est notre management qui nous a prévenus par mail, hier, que nous avions reçu cette récompense à Los Angeles (rires) ! Ça ne signifie pas grand–chose pour moi, sauf qu’il est toujours agréable de se voir récompenser pour un travail fourni. Ça me fait donc plaisir, mais je n’en sauterai pas de joie.

H n H : Maintenant que Rammstein est connu dans le monde entier,que vous connaissez un succès phénoménal,est-il facile d’aller encore de l’avant,de chercher de nouveaux buts ?
Christoph : Je ne pense pas que le succès soit un des moteurs de notre motivation. Nous cherchons en premier lieu à nous faire plaisir en écrivant des chansons qui nous plaisent. Notre plus grande motivation reste de voir les gens prendre du plaisir lors de nos concerts.

H n H : Il y a quelque temps, certaines tensions avaient germé au sein du groupe. Est-ce désormais du passé ou y a-t-il toujours des conflits entre vous ?
Christoph : Tout va bien aujourd’hui. Nous avons réussi à crever l’abcès alors qu’il était encore temps. Nous avons discuté entre nous, nous avons mis les problèmes à plat et avons fait en sorte de trouver des solutions. Nous avons trouvé de multiples soupapes de sécurité, et l’une d’entre elles a été de permettre à Richard de s’exprimer à travers une carrière solo.

H n H : Les longues tournées ne doivent sans doute pas trop arranger les choses …
Christoph : Oui. Nous faisons un peu de promotion pour Rosenrot, et ensuite nous allons prendre un break de six mois minimum...

H n H : Il n'y aura donc pas de tournée pour soutenir Rosenrot ?
Christoph : Ce n'est pas prévu pour le moment.

H n H : Et lorsque vous allez vous retrouvez dans six mois ou plus, ce sera pour partir sur un nouvel album ?
Christoph : Sans doute. Mais nous allons d'abord vérifier que tout va toujours bien entre nous, voir quels sont les souhaits de chacun, et, je pense, commencer à songer à un nouveau disque. Depuis dix ans que Rammstein existe, nous n'avons eu que trop peu l'occasion de prendre du recul. Et nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il faut que l'on sache si ce que nous faisons est bien ou si nous commençons à faire n'importe quoi. Dans l'état actuel des choses, il nous est difficile de porter un jugement sur notre travail. Un break nous permettra d'être plus objectifs envers nous-mêmes.

H n H : Vous avez annulé une tournée en Amérique du Sud, ce mois d'octobre, prétextant une maladie chez l'un d'entre vous. C'était juste une excuse ?
Christoph: Non! C'est la vérité. Notre claviériste, Flake, subit les affres d'une intoxication depuis quelques temps, et nous ne savions pas s'il allait être rétabli pour cette virée. Annuler une tournée ne se fait pas au dernier moment, il faut avoir un minimum de respect pour les gens avec qui l’on travaille et pour le public.


ROSENROT
Pétale par pétale


Benzin – 3’48
C’est un morceau assez proche de « Mein Teil », surtout sur les couplets, et le refrain, très simple, met la sauce sur de puissants « Benziiiiiin, Benziiiiiiin ». Imparable.

Spring – 4’51
Après une intro au chant, vient un gros riff lourd et lent. On pense immanquablement à « Stein um Stein ». Ce titre, s’il est joué en live, peut provoquer une émeute ! Les choeurs sur la fin du titre sont excellents.

Rosenrot – 3’55
L’intro est à la basse légèrement distordue, puis le chant enchaîne sur une rythmique basse/batterie. C’est un morceau calme et romantique.

Zerstören – 5’34
Une intro avec un chant féminin arabisant nous entraîne immédiatement dans l’univers du morceau. « Zerstören » est un titre pêchu, avec les inimitables riffs à la Rammstein. Après un solo de claviers, le morceau se termine en cacophonie de guitares.

Mann gegen Mann - 3’52
Les couplets sont guillerets, avec un tempo relativement enlevé, alors que les refrains, avec de gros choeurs à la Accept, procurent une ambiance « Cargo de nuit ». Il y a fort à parier que ce morceau va cartonner dans les clubs gay de Berlin !

Feuer & Wasser – 5’23
C’est une fausse ballade, dont l’intro en chant parlé sur de la guitare acoustique laisse bientôt place à de gros refrains, puis à une ligne de chant lyrique.

Wo bist du – 4’21
Une petite intro romantique à la flûte traversière (ou au hautbois, les spécialistes sont priés de nous écrire !) débouche sur un mid-tempo au chant très mélodique, dans l’esprit d’ « Ohne dich ».

Te quiero puta – 4’02
C’est la blague de l’album, tout comme l’était « Amerika » sur Reise Reise. Cette fois, l’ambiance est mexicaine, avec des mariachis qui s’époumonent dans leurs trompettes, des chevaux qui hennissent, Till qui fait rimer « corazon » avec « limon », en n’omettant pas de rouler les « r ». Sans compter les chœurs féminins (à la « Moskau ») qui scandent « Mas, mas, mas, por favor, mas, mas, mas, si, si senor ! ». Un bon délire à chanter à tue-tête lors d’un repas d’anniversaire au Tex-Mex du coin !

Ein Lied – 3’44
Sans doute le morceau préféré de Schneider, puisque cette langoureuse ballade ne comporte aucune batterie. Elle fait penser à « Amour » par son côté mélancolique poussé à l’extrême. Il s’agirait plus, en fait, d’une berceuse pour enfants que d’une chanson.

La suite ?
Les deux autres titres, nous a confié Christoph Schneider, sont une ballade et un morceau pop, dont l’enregistrement des voix n’est pas terminé.

Retour vers le haut de page
Rammstein Haus - Tous droits reservés